Je remercie BOB et les éditions Edit’As pour ce partenariat

Quatrième de couverture

Le roman initiatique d’une jeune femme ordinaire.
C’est au fond d’une vieille malle que Clara, jeune chercheuse en biologie, découvre un jour une lettre dont elle retiendra cette phrase énigmatique qui la bouleverse au plus profond d’elle-même : « Du plaisir naitra la Vie Nouvelle. » Bien décidée à percer le mystère de ce message, elle va se retrouver au fin fond du Vietnam, dans une serre pas comme les autres, un lieu spécialisé dans l’hybridation des orchidées et la recherche d’espèces nouvelles, mais aussi école d’enseignement spirituel.
Clara, la belle « ésotouriste » en quête de recettes magiques, va se trouver confrontée au miroir sans concession de son être vrai. Elle va peu à peu prendre conscience de ce qu’elle est : une handicapée du plaisir, une femme fragile qui cache depuis trop longtemps ses difficultés.
Comment réussir à dévoiler sa propre féminité par l’achat d’une robe, comment oser un port de nuque tout en s’essayant aux talons hauts, comment répondre au désir charnel et avancer pas à pas vers son propre plaisir…
D’audaces en ravissements, de rebondissements en découvertes, l’auteur dans ce premier roman nous offre un nouvel espace de sensualité vraie, un précieux recueil de confidences féminines, un condensé de ces petits dépassements de soi nécessaires à l’épanouissement d’une femme dans son plaisir et sa sexualité.

Mon avis

Ce livre est un roman  pourtant il a des saveurs d’un autre genre : style essai, témoignage romancé, c’est en ceci que la lecture fut agréable et à la fois intéressante avec en prime une belle écriture.

Cependant ça reste un roman, je pense qu’il faut savoir également différencier le réel de la fiction, chacun devant piocher les idées qui lui semblent appropriées,  je n’ai pas adhéré à 100%  à cette phrase ; “du plaisir naîtra la vie nouvelle”, il faut être naïf pour croire que la vie n’est que plaisir, hélas il en est bien autrement pour une grande partie de nous, sans occulter qu’il faut profiter des bons côtés de la vie, il ne faut pas moins être attentif au malheur de chacun, à moins d’être un égoïste pur et dur, sans compter les blessures profondes dont même la sexualité ne peut venir panser, on ne vit pas seul sur notre planète et la vie ne se résume à la planète sexualité quoique pour certains c’est l’orbite unique qui donne un sens à leur vie.

Donc, gardez bien en tête que le cheminement de Clara, sa renaissance par la sexualité épanouie, n’est pas  la clé miraculeuse et unique du bonheur, mais bien un besoin personnel et le début d’une nouvelle vie qui j’espère pour elle ira au-delà du sexe.

Toutefois, les idées développées au fil du roman sont intéressantes et chacun peut en prendre de la graine sans en faire une philosophie universelle. Il est toujours bon d’écouter les expériences et les témoignages des uns et des autres et d’y puiser l’eau de la source afin d’y goûter si sa fraîcheur peut nous désaltérer aussi…

Pour ma part, l’histoire par elle-même n’apporte pas trop d’importance à ce livre mais reste la toile de fond au sujet traité avec subtilité et naturel.

Au-delà de la sexualité, ce roman nous éclaire également sur une prise de conscience à l’éveil de notre personnalité à faire éclore, savoir se dépasser, s’écouter et s’accepter, accepter aussi l’imperfection, oser être, oser nos envies … et je pense que cet enseignement peut facilement être mis en œuvre pour toutes situations dans lesquelles on semble englué, prisonnier, pour ne pas dire persécuté et soumis (voyez un peu dans le monde du travail par exemple !) , un livre dont il faut savoir tirer des leçons et non simplement lire que l’histoire de Clara.

La sagesse qui en découle me semble le point fort du livre, c’est que je retiendrai au final de cette histoire. Sans pour autant approfondir les théories, il me semble que l’essentiel : ”bien dans sa tête pour être bien dans son corps” et inversement reste primordial pour avancer sereinement dans la vie sur tous les plans.

Clara a redécouvert son corps, sa féminité, sa confiance et ses atouts, elle en a fait sa richesse, maintenant tout le monde ne recherche pas absolument la richesse ni  le plaisir par la sexualité, il y a mille et un plaisir sur terre,  qui me semblent tout aussi importants et  fondamentaux.  Honnêtement cette charmante Clara avait grand besoin de changer d’air  loin de l’agitation des grandes villes, loin du stress acharné du travail… il était grand temps qu’elle vive  … cette coupure loin de ce monde agressif, lovée dans un cocon de douceur et de sérénité, ont permis à Clara d’entendre son propre corps, d’écouter son âme, d’être tout simplement en vie… le réveil des sens ne peut se faire si on n’est pas à l’écoute de soi, et si on n’est fermé comme une huître…

Comme on dit, chacun voit midi à sa porte. Chacun s’épanouit à sa façon et trouve son bonheur là où il est. Clara nous démontre par contre, qu’on peut toujours changer, se surpasser, s’étonner, que ça soit sur le plan sexuel ou pas, prenons l’exemple de cette fille métamorphosée et mettons en application sa bonne volonté pour ouvrir les yeux et se regarder en face ! qu’y a-t-il de l’autre côté du miroir ? A vous de le découvrir …

J’ai tout à fait succombé à l’atmosphère, l’ambiance et décor de la serre, très zen, très vert, fleuri, envoûtant, parfumé et calme. L’auteur a su parfaitement retranscrire, cet autre monde où la vie s’écoule sans réelle perturbation, ni obligation… un bain de douceur et d’apaisement, à lire ces descriptions, on ressent tout à fait l’effet relaxant du lieu.

Du positif dans ce roman, même si il y a des points qui restent à mon humble avis moins “crédibles”, j’ai passé un bon moment de lecture zennnnnnnnnnnnnn !!!!!!!  un livre qui peut faire du bien à certaines personnes… après il ne faut pas tomber dans le piège de la béatitude, ça reste un roman et non un remède…

Extraits

D’abord il y avait cette moiteur étouffante, puis ces parfums entêtants, puis ces immenses plantes luxuriantes qui semblaient pousser sur rien et conquérir l’immense plafond de la serre. on croyait entré dans une espèce de gigantesque cathédrale végétal, pleine de couleurs, de formes, de lianes, d’odeurs et d’humidité.

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Un vent de sensualité était en train de s’insinuer dans son être, et cela lui plut. Elle plongea ses doigts dans la terre, ce qui éveilla en elle une bouffée de plaisir. Elle eut envie d’enlever ses chaussures et de marcher pieds nus dans ce terreau noir et riche, chaud de l’humus qu’il contenait. La terre lui filait entre les orteils, et elle dégustait le contact de ses pieds qui s’enfonçaient dans le sol, talon d’abord puis pointe, avec gourmandise.

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Le petit déjeuner fut magique. Un de ces instants en apparence ordinaires, que personne au-dehors ne perçoit, mais qui portent une réjouissance profonde. Un moment en suspens, hors du temps, où tout se met en quatre pour vous combler. Le soleil était là pour Clara, le café était délicieux, la petite madeleine, …….

….il y a des îles dans l’existence, qui sont de véritables états de grâce, quand les événements semblent sortir du chaos pour s’aligner dans le bon sens.

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non, la vie ne pouvait pas n’être qu’une réussite professionnelle, elle devait conduire à tout autre chose : s’accomplir, atteindre un but, découvrir un sens, une mission peut-être…

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Elle semblait là, la véritable liberté ; il semblait là, l’immense secret qui venait nourrir tout son être. “Souvent, ce que l’on croît être notre volonté est en fait une soumission inconsciente. Et être soumis, ce n’est pas être libre”, formula-t-elle en elle-même, en guise de consolation.

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Il y avait tant de transparence dans ces prises de paroles, tant de mots en vérité qui faisaient du bien à l’âme, qui disaient une intériorité toute nue, simple, d’une si belle humanité.

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L’auteur

Anne Duret est née en 1963 à Annecy.

Elle a une formation scientifique. Elle exerce d’abord le métier d’ingénieur dans le bâtiment, puis s’oriente vers l’informatique et devient créatrice de sites Internet.

Depuis 1990, l’essentiel de sa recherche est personnelle car l’ingénieur en elle - qui a tant voulu comprendre le monde - s’est retrouvé devant de grandes questions sur son propre fonctionnement, à cause d’une vie affective difficile. Elle rencontre alors une école de la vie intérieure et la Psychologie Nucléaire. Elle se passionne pour cette approche innovante qui propose des outils concrets de la vie intérieure. Elle deviendra très engagée dans ce mouvement, jusqu’à devenir en 2001 collaboratrice de Bernard Montaud, son fondateur.

La Serre aux orchidées est son premier roman que j’inscris au C1R image_c1r