J’ai acquis voilà quelques semaines un livre fort intéressant , le nouveau magasin d’écriture, qui nous propose entre  mille choses des petits exercices donnant un résultat surprenant. A faire seul ou à plusieurs.

voici l’exercice n°1 que j’ai choisi :

faire un tableau à 3 colonnes d’une vingtaine de lignes :

1-pour la première colonne, piochez dans un livre des débuts de phrase au hasard , le mieux choisir parmi différents livres.

2-dans la colonne deux, choisir des substantifs de votre cru, tout en cachant la colonne 1 pour ne pas être influencé

3-dans la colonne trois, écrire des groupes nominaux de votre cru,  toujours en cachant les colonnes 1 et 2 …

Attention la magie opère, vous décachez les colonnes et vous assemblez la colonne 1 + 2 + 3 dans l’ordre si vous voulez mais pas obligatoire, on peut interposer, les colonnes, par contre gardez l’ordre des lignes du tableau

résultat étrange, marrant : voici mon résultat j’ai rajouté : je marche et choisis de mélanger les colonnes

Je marche,

D’un geste de la main, je fais des ronds d’eau dans le ciel.

Et son visage comme une feuille s’offrait au vent frais.

C’est finalement au bout d’une plume que chante le bruissement des arbres, me dit-elle.

Nos chemins parcourent la terre aussi rapidement que l’orage grondant.

Mais toujours la rose vient mourir sur la plage déserte de nos illusions

Je marche,

D’habitude l’oiseau chahute les volets bleus

Mais il resta au bois par cette chaleur accablante

Ce jour-là, dans une bulle j’entrepris une longue marche

Debout près de moi, cheveux tirés, tu écoutes le chant des cigales

Je marche,

A la sortie de l’ascenseur, ton livre sous le bras, aussi sérieux qu’une réunion de famille

Il était debout à côté d’une boîte, indiquant une salle obscure

Le délicieux supplice, une tasse de thé serait la bienvenue dans l’immensité blanche

L’immense salle, sans voile, dissimulait des dunes de vagues, je marchais dans cette contemplation, cette image suspendue au mur …

Je marche,

Il quitta le boulevard, pour un biscuit en forme de cerf-volant rouge

Son malheur supposé, il reprit la route dans un nuage d’oiseaux

Au hasard des jours, les yeux perdus dans la foule grouillante

Le froid devenu étrange, une laine de trop et la sueur qui perle, il marchait dans ce rêve étrange.

***

Le résultat ne ressemble pas  à grand chose ou d’habituel, mais je trouve cet exercice marrant, il suffit ensuite d’arranger ce drôle de cocktail et le remettre en forme ou même accentuer la bizarrerie du texte à votre guise. A quoi rime cet exercice, à vous surprendre tout simplement, et constater que l’écriture peut-être un jeu, nous bousculer dans nos habitudes d’écrits et oser la différence. ça me plait dans tous les cas et sans trop se creuser la cervelle de plus ! Il faut garder en mémoire que c’est un jeu tout simplement.