Un grand merci à Clara Clignement d'œil

Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d’abord timide après de longs mois de silence, puis tout s’enchaîne.
Mais voici qu’Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins…
La rencontre a lieu – conformément à la forme consacrée du roman épistolaire – sans public. Le lecteur n’aura droit qu’au compte-rendu…
La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité ? Com-ment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face ? C’est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.

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Et bien voilà, moi aussi j’ai plongé comme une damnée dans cette déferlante de mails, d’échanges amicaux sur le fil du rasoir de la passion inavouée. Un livre que j’ai lu quasi d’une seule traite, juste des arrêts vitaux, c’est magique comme on peut se laisser prendre au piège d’une correspondance. Certes je l’ai trouvé sans doute moins impressionnant que le premier volet :”quand souffle le vent du nord” ce qui me semble tout à fait justifié, il n’y a plus l’effet de surprise, de la découverte mais quand même ! Certains diront  : Ce n’est pas non plus de la grand littérature ! Bonne dame ! Et alors ! Car parfois, nos coeurs fleur bleue, aiment à se pavaner dans des histoires abracadabrantes d’amour impossible entre le chat et la souris qui finira par avoir l’autre, ou vont-ils se dévorer mutuellement de passion ardente !!!  Et puis, nous sommes grandes lectrices et forcément amoureuses des mots, des mots qui caressent et nous emportent sur la cime des vagues.

Emmi est tenace, mais Léo a bien du mal à lâcher la barre ! Ou nous mènera cette embarcation au-delà de la septième vague ? Je ne vais pas révéler la fin, et vous laisse le plaisir de voguer au fil des mails de Léo et d’Emmi…

Page 88 “Chère Emmi, sur la paume de ma main gauche, à l’endroit de ce point de repère, un incident s’est produit cette après-midi dans un café, il devait être environ 16 heures. Ma main a voulu attraper un verre d’eau. Mes doigts d’une autre, d’une délicate main ont jailli face à elle, ont tenté de freiner, tenté de se dérober, d’éviter la collision. Ils y sont presque arrivés. Presque. La douce phalange d’un doigt en mouvement s’es posée pendant une fraction de seconde sur la paume de ma main tendue vers le verre. il y a eu un tendre frôlement. Je l’ai conservé. Personne ne peut me le prendre. Je te sens. Je te connais. Je te reconnais. Tu es la même. Tu es une seule et même personne. Tu es vraie. Tu es mon point de repère. Dors bien.”

Moralité :il y a quand même des mecs qui savent écrire aux femmes, et que ça doit être agréable de lire de tels propos, n’est-ce pas mes dames !

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