Le peuple de papier de Salvador Plascencia

 

Lecture commune avec CC dit Libouli qui semble avoir eu du mal à apprivoiser ce peuple étrange et surprenant ! J’avoue que cela n’ a rien d’étonnant car le livre est vraiment spécial !

 

"Original, étrange et bien écrit ... une lecture attachante et ensorcelante"
The Times

Salvador Plascencia entre en littérature avec un ouvrage au style recherché et néanmoins touchant qui s'ouvre sur une allégorie de l'art et du sentiment de perte qui préside à la création.

 

Un boucher éviscère le chat d'un jeune garçon; celui-ci confectionne des organes en papier pour le félin qui retrouve vie et c'est ainsi que le garçon devient le premier "chirurgien-papier" au monde. Même si parfois le livre de Plascencia semble prendre la forme d'une autobiographie qui lui permettrait d'en finir avec un amour perdu, la réalité a peu de place dans ce travail expérimental -un malicieux mélange du réalisme magique de Garcia Marquez et des astuces typographiques de Tristram Shandy. Dès le début on rencontre un "bébé Nostradamus" et un saint catholique déguisé en catcheur tandis que l'on suit parallèlement les pérégrinations,entre Mexique et Californie, de Federico de la Fe, frappé d'énurésie, et de sa fille accro au citron amer. Federico dont la femme, fatiguée de se réveiller dans des flaques de pisse, l'a quitté, s'installe à l'est de Los Angeles, à El Monte. Là, il réunit un gang de cueilleurs d'oeillets pour mener, tel Don Quichotte, une guerre contre la planète Saturne qui se révèle être,à la façon d'un récit de Borgès, Salvador Plascencia lui-même. Plus d'une douzaine de personnages se partagent la narration de cette histoire tentant, tels des Liliputiens, de secouer le joug tyrannique du contrôle de Plascencia sur leurs destinées.
Espiègle et insolent, le livre est aussi violent et macabre: des masochistes s'infligent des brûlures, un homme se vide de son sang après avoir fait un cunnilingus à une femme faite de papier.
Ce premier ouvrage de Plascencia est une démonstration explosive de virtuosité et d'irréalité, il livre néanmoins certaines vérités humaines avec une justesse dévastatrice...

Auteur : Salvador Plascencia
Extrait du Peuple de papier

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C’est vrai que c’est un drôle de livre ! De par sa construction, sa présentation quelque peu excentrique qui se mue au gré du récit ! Les personnage, l’ambiance, l’histoire tout est étrange pour ne pas dire déjanté !  En le lisant j’ai pensé à "la maison des feuilles" de Mark z. Danielewski   bien que ce dernier est mille fois plus bizarre que le peuple de papier. Voilà sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas rencontré de difficulté particulière à m’imprégner dans ce livre, malgré tout il faut un certain temps d’adaptation et faire abstraction de certains passages pas très ragoûtants !

Le lecteur est en fait pris en “otage” par les personnages qui ont déclaré la guerre à l’auteur sous le pseudonyme de Saturne. Un tas de petites histoires selon les personnages qui nous racontent le récit, nous égare parfois en chemin. Autant de bizarreries que de personnalités !

Un livre qui ne peut que surprendre mais certainement pas laisser indifférent que ça soit en positif ou négatif ! 

Peu de temps actuellement et des problèmes de connexion donc je ne mettrais donc pas de passages comme de coutume et je dois dire que la plume ne m’a pas transcendée plus que ça !

Une lecture que je conseille à tous ceux qui aiment lire un livre sorti des chemins battus et qui n’ont pas peur de se faire bousculer.