21 novembre 2009
Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu
Je remercie vivement Suzanne de Chez les filles et les éditions Le livre de poche pour cet envoi.
Merci à
Et merci à

Résumé : Le jeune Sépha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse va bouleverser cet équilibre précaire... Un premier roman brillant et sensible par un jeune écrivain américain d’origine éthiopienne. Prix du roman étranger 2007. Mengestu brasse avec maestria politique et sentimental, Shakespeare et Tchekhov. Il dessine d’inoubliables portraits d’exclus de la modernité, perdus entre deux mondes, suspendus dans l’espace et le temps
Mon avis : La lecture de ce livre fut très chargée d’émotions, j’ai ressenti toute l’intensité d’un vécu à travers la parole de Sépha même si ce n’est pas un livre autobiographique pur, l’auteur par son talent et sa sensibilité, a réussi à transmettre à son personnage toute cette fragilité d’un destin, d’une vie, d’un pays meurtri.. le personnage erre comme un funambule suspendu entre son passé et son avenir… ou tel un naufragé échoué sur une plage si peu désirée, restant là assis sur le sable à scruter l’horizon en se remémorant son vécu.
Extrait page 48 : “Il y a ceux qui se réveillent chaque matin prêts à conquérir la journée, et puis il y a ceux d’entre nous qui ne se réveillent que parce qu’ils y sont forcés. Nous vivons dans l’ombre, dans les quartiers. Nous possédons de petits magasins, vivons dans des appartements délabrés qui n’ont pas assez de lumière et nous arpentons les mêmes rues jour après jour. Nous passons nos après-midi à regarder sans but par nos fenêtres. Des somnambules, voilà ce que nous sommes tous.”
L’auteur nous relate ce drame de l’Ethiopie à travers les souvenirs de Sépha, mais aussi nous peint d’une façon si réaliste les conditions des immigrés déracinés de leur pays se trouvant dans un pays qui ne sera jamais le leur…
Extrait page 59 :“ Il y a quelque chose de perturbant dans le printemps à Washington, comme un conte édifiant mettant en garde contre une trop grande complaisance et des attentes trop fortes, qui semblent inscrites dans l’herbe et dans les arbres. Je croyais avoir appris depuis longtemps à juguler ces attentes, mais ça n’empêche rien, pars vrai ? Nous oublions qui nous sommes et d’où nous venons, et nous croyons avoir droit à beaucoup plus que ce que l’on mérite.”
Sépha vit sans vraiment vivre , comme attendant un instant qui ferait que tout devienne autre… il sombre dans une vie modeste, croyant à la grandeur de l’Amérique en montant son affaire mais se retrouve bien vite sans le sou…se contente de vivoter avec le soutien de ses deux amis : Joseph et Kenneth
Extrait page 96 : “ Quelle est l’équation idéale, la comparaison ou la métaphore parfaite ? Je suis un immigrant. Je devrais le savoir. Je l’ai déjà su. “
Une lueur dans sa vie pourtant laisse croire à un réveil, avec l’arrivée de Judith et sa fille métisse avec qui il se lie d’amitié… mais encore là, le choc de deux mondes si différents qui rappelle à Sépha sa bien triste situation d’immigrant pauvre et sans famille quasiment si ce n’est son oncle qui l’a accueilli à son arrivée en Amérique, le poussant à devenir quelqu’un en faisant des études bien qu’il abandonnera.
Extrait page 265 : “Judith me remercia pour ma gentillesse et ma compréhension, avant de quitter la boutique. Elle utilisait ces mots avec une grande facilité, “gentillesse et compréhension”. Elle hésita un instant sur le seuil, puis se ravisa et oublia ce qu’elle avait compté dire ou faire. Je la regardai par la vitrine, traverser la place et repartir chez elle. “
J’ai réellement été captivée et à la fois désabusée par cette histoire dont on voudrait bousculer le temps, faire machine arrière, on aimerait construire un pont entre l’Afrique et l’Amérique afin que Sépha puisse errer d’un pays à un autre… sachant pertinemment que ce pont ne sera que l’illusion d’un rêve qui ne sera jamais réalité… faire que tous les humains soient chez eux ici ou là-bas reconnus comme tels…
je finirai par un extrait qui résume en somme la situation des gens déracinés, immigrés, sans port ni rivage, seuls tentant de s’accrocher à leurs souvenirs, à leur espérance :
“Que disait toujours mon père, déjà ? Qu’un oiseau coincé entre deux branches se fait mordre les ailes. Père, j’aimerais ajouter mon propre adage à ta liste : un homme coincé entre deux monde vit et meurt seul. Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension.”
C’est bien ce que j’ai ressenti cet homme suspendu entre deux mondes qui navigue entre ses souvenirs, et son désir de réussir sans vraiment y croire…
En résumé : un premier roman et une belle réussite, tout en modestie mais intense, riche d’ une peinture d’un pays déchiré, d’un autre en perdition, et tous ces peuples qui se désagrègent, s’évanouissant dans un impossible voyage vers une quête d’un monde meilleur…
Beaucoup de sujets abordés à travers le récit, la pauvreté, le racisme, l’amitié, la solitude, la solidarité, la vie des bas quartiers américains, et bien sûr l’immigration…
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Pour aborder l’auteur rendez-vous ici en cliquant sur l’image
15 novembre 2009
Un mensonge de Sapho
Voici un des romans de cette dame Sapho,nom peu connu bien moins connu que la poétesse de Sappho … j’ai tiré mon pseudo de la dite Sapho chanteuse et écrivain … si vous voulez en savoir plus sur cette dame rendez-vous sur son site c’est ici ….SAPHO.ORG Allez y faire un tour, il est très bien fait, de bien belles photos, des infos sur son concert, ses livres, sa bio au son d’une superbe musique, ses chansons à écouter et tout ce qui poussera votre curiosité à connaître cette Sapho bien mal connue en France… 
Je l’ai découvert voilà bien longtemps, et j’ai toujours gardé le souvenir d’une femme extraordinaire, à cette époque, je n’ai pas approfondi sa connaissance par les livres car le temps ne me le permettait pas, mais maintenant je répare cette lacune au fil du temps quelque peu retrouvé du moins orchestré avec un peu plus de pause et de silence…
“Rockeuse de choc ou diva orientale, on hésite avant de faire un portrait définitif de Sapho. Rebelle de la première heure, voyageuse infatigable, elle parcourt le monde entier, de scène en scène, lieu incontesté de l’expression de son talent” (citation extraite du site Bladi.net)
A DECOUVRIR sans hésitation pour tous ceux qui aiment voyager un peu loin que le commun des mortels… j’aurai très bien pu classer ce billet dans la rubrique Musique tout autant que “A découvrir” ou “ plus proche de vous à moi”…
non seulement, elle chante, elle écrit mais elle nous livre des pastels, huiles et collages à voir sur son site :

Je viens de lire “un mensonge” après avoir lu '”Patio, opéra intime” voilà quelque temps…je compte bien les lire tous … son écriture me sublime, en ressent bien sa fibre musicale dans la trame de ses mots et de ses histoires, les mises en scène très théâtrales …

Quatrième de couverture : Alph est un menteur nostalgique de la vérité. Comme nous tous, pense-t-il. Il est comédien. Il joue Alceste dans le Misanthrope et, à la dernière représentation de la saison, il tombe dans la fosse d’orchestre. A-t-on voulu qu’il meure ? A-t-il voulu mourir ? Il enquête, il remonte un labyrinthe, le fil du mensonge avec l’aide d’un rabbi aux yeux sombres, un kabbaliste aussi bavard que mystérieux, et va à sa propre rencontre dans la maison d’une femme.
Dans ce milieu du théâtre, où les individus sont déjà par nature singuliers et les passions d’autant plus exacerbées, Sapho renouvelle ici complètement sa manière, par un roman à la fois ambitieux et flamboyant.
Un mensonge est son troisième roman.
Mon avis : Après avoir lu '”Patio, opéra intime” j’étais déjà assurée de me délecter d’une écriture musicale, chaleureuse, colorée, à l’image de l’auteur. L’histoire nous emmène dans les pas de cet acteur et avec tout le talent de l’auteur, la confusion se mêle dans les fils du théâtre, qui est qui, et qui a fait quoi, et pourquoi… Alph veut comprendre pourquoi il s’est retrouvé au fond de la fosse ! qui a voulu sa fin ? et pourquoi ?
J’ai aimé tout ce cheminement de la personne… et ce rabbit qui tente de l’éclairer par le biais d’un jeu :
il donne une série de mots et Alph les transmet à tous les acteurs et personnes présentes sur scène, avec ces mots ils doivent chacun construire une phrase… très étonnant car personne ne fera une phrase identique même très surprenant la façon qu’on peut jouer avec les mots… le Rabbit après avoir toutes les phrases, perce le mystère des personnages à travers la construction de la phrase, la position des mots, le sens de la phrase … également avec les racine des prénoms réels et de scène etc… pour au final éclairer cette énigme du crime ou/et du sucuide, ratés…
Le comportement du personnage principal est surprenant, tantôt acteur, tantôt menteur mais un acteur n’est-il pas un menteur né ? et un menteur n’est-il pas un comédien de première classe ?
La fin est tel un mensonge …. à vous de la découvrir …
Extraits: … vérité enfle comme une pivoine qui s’ouvre, bondit comme un chevreau et casse comme une porcelaine et demeure, demeure longtemps après nous…
… A cette représentation, vous les voyez, tous, d’innocents comédiens, un peu nais pour certains, surfaits ou merveilleux de charme et d’intelligence pour d’autres, cette confrérie qui change d’identité selon l’éclairagiste, les clichés du spectacle; je me souviens d’eux comme d’une assemblée de traîtres subtils qui venaient de réussir leur coup. Fulgurante , mon impression. Affreusement tenace. C’est vrai qu’elle pouvait être un effet de ma folie, de mon égocentrisme mais justement, je ne suis pas comme cela…
… mais dans tout mensonge, il y a de la vérité !
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Une autre facette de Sapho, moi qui aime la poésie, elle a mis en parole des textes de Rilke (voir sur mon blog), Baudelaire, Lorca et Michaux, CD épuisé mais sûrement disponible d’occasion..
07 novembre 2009
une fois deux d' Iris HANIKA
Je remercie Babelio pour cet envoi ainsi que les éditions "Les Allusifs"
J'intègre ce livre dans mon challenge abc 2009
Quatrième de couverture :
Senta et Thomas, deux personnes que tout oppose, tombent l'un sur l'autre dans un café du quartier de Kreuzberg à Berlin.
Coup de foudre, coup de fil et tremblement du temps, la rencontre est scellée en 127 secondes. Très vite le doute s'installe, la pièce sur la félicité amoureuse exige des répétitions, le théâtre flambe et les monologues intérieurs des protagonistes mettent en scène leur résistance émue, surprise et effrayée face à la confrontation respective à The man 1 love et à la femme idéale. De l'analyse scientifique du sanglot au fragment du discours informatique amoureux, un véritable arsenal stylistique est convoqué pour dynamiter leur relation découpée au scalpel avec un humour désopilant, le tout sous le ciel caniculaire de la ville de Berlin en été, croquée avec la finesse précise d'une Berlinoise d'adoption.
Mon avis : dans l'ensemble je ressens un double sentiment quant à la lecture de ce livre :
- d'une part je m'attendais à une lecture plus intense, haut en émotion, en plaisir en surprise, vu le succès que ce roman a remporté dans son pays d'origine mais rien de cela, de la surprise soit, des sourires aussi, mais aussi des passages complètement "out", sans intérêt pour ma part tout est relatif certes... donc une pointe de déception car la qualité d'écriture est bien appréciable mais on ressent trop de détachement j'ai du mal à retranscrire cet étrange sentiment que j'ai pu avoir peut être sans doute voulu justement par le fait que ce couple d'un moment se pose cette éternelle question : 'est-ce bien là la personne de ma vie" avec ce besoin de s'éloigner pour mieux réfléchir, faire le point... je ne sais pas mais un doute flotte dans mon appréciation...
- et par ailleurs, j'ai toutefois aimé ce jeu entre les deux personnages, les différents styles qui déstructurent le roman traditionnel, c'est un point positif et intéressant qu'on ne croise que peu souvent...les personnages sont attachants, l'intérêt réside également sur ce tableau que l'auteur nous offre sur les relations subites et inattendues entre deux êtres dont rien n'aurait pu supposer une telle attirance... comme un pas de danse, où entre deux éloignements les protagonistes peuvent se jauger en silence pour mieux s'attirer à nouveau...
En résumé : je m'attendais un livre époustoufflant mais je suis restée sur ma faim... je l'ai lu pourtant avec plaisir mais il ne restera pas dans mes favoris ni coup de coeur... je le recommanderai pour son originalité stylistique et cette expérience des coups de foudre...
03 novembre 2009
La chorale des maîtres boucher de Louise Erdrich

Ce livre m'a été offert par chez les filles que je remercie ainsi que les éditions Le livre de poche
j'ai également profité de cette belle lettre "E" qui s'offrait à moi pour l'insérer dans mon challenge ABC 2009
Quatrième de couverture : De retour du front, Fidelis WaldvogelWaldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s’arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d’ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père. Des années 1920 aux années 1950, entre l’Europe et l’Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d’une famille confrontée au tumulte du monde.
L'auteur :
Née dans le Dakota en 1954, Louise ErdrichErdrich est, avec Sherman Alexie, l’une des grandes voix de la nouvelle littérature indienne d’outre-Atlantiqueoutre-Atlantique. Si elle écrit, c’est pour réinventer la mémoire déchirée de ces communautés qui, aux confins des États-Unis, vivent sur les décombres d’un passé mythique. Mais l’auteur de L’Épouse antilope n’est pas seulement une ravaudeuse de légendes. Elle sait aussi marcher sur les brisées de ses illustres aînés, Faulkner ou Toni Morrison.
Mon avis : C'est un roman suffisamment long pour s'imprégner dans l'histoire, côtoyer les personnages au jour le jour dans cette petite bourgade du Dakota. L'écriture si douce nous invite sans façon à nous lover au coeur du village à regarder cette vie humaine, où s'entremêle drame, romance, vie familiale et sociale, avec tout ce que ça implique, rencontre, dispute, amour, maladie, jalousie, laisser pour compte, alcoolisme, décès, mariage, enfin toute une vie d'un village... J'ai particulièrement apprécié la façon dont l'auteur mine de rien nous emmène sur ce fleuve tantôt paisible tantôt furibond... une manière ne rebondir dans le roman qui nous captive d'un bout à l'autre, notre attachement au destin de la famille de Fidélis, de Delphine et Cyprian, nous touche profondément. Bien que la suite se dessine dans une logique si natuelle, le plaisir de découvrir les événements de cette épopée romanesque, flotte avec douceur au fil des pages. Sans pour autant être une curiosité, je dirai plutôt qu'on se prête au jeu des personnages, on compatit, on rumine, rage, on aimerait parfois bousculer les choses enfin de dénouer le coeur de l'intrigue, et c'est ainsi qu'on arrive au bout du roman. Malgré une certaine lassitude vers la fin, mais celle-ci nous surprend par la révélation d'une certaine "Un-pas-et-demiUn-pas-et-demi"... je n'en dis pas plus ...
En résumé : j'ai aimé ce roman bien que somme toute très classique dans son genre, l'écriture est très plaisante, empreinte d'une certaine poésie, rendant l'ensemble d'une extrême sensibilité humaine et sentimentale. Une histoire très humble pour un parcours atypique et modeste qui donne à mon avis cette force et cette douceur à la fois aux personnages. Un peu déçue par contre sur le titre qui laissait entendre une découverte sur la chorale qui a été que peu présente bien qu'elle fut le point de ralliement des villageaois, mais je m'attendais plus à découvrir cet ensemble vocal, alors qu'il est juste évoqué de temps en temps et superficiellement. Ce point méritait plus d'intensité, plus d'évocation et de description, plus de découverte...
l'intérêt réside dans la découverte de ce lieu "le dakota" bien qu'il n'est que peu de détail géographique mais plutôt la vie au quotidien entre deux guerres vécues par un Allemand en exil, ainsi que ce grand théâtre de la vie joué par une multitude d'acteurs des plus surprenants et attachants.
Une bonne lecture intéressante et plaisante sans être pour autant exceptionnelle et particulière, mais je le recommande à tout lecteur qui aime s'immiscier dans une autre époque vers un autre lieu et balayer une saga familiale.
Je remercie encore chez les filles et les éditions Le livre de poche pour ce moment de lecture agréable.
04 octobre 2009
Contretemps de Charles Marie
Je remercie les éditions Aux forges de Vulcain pour cet envoi. Pour visiter la page spécifique du livre c'est ici
Résumé : « Assis par terre dans sa chambre devant le thé au goût de vieille terre moite qu’il affectionnait, il méditait sur la meilleure façon de retrouver le disparu. Ce qu’il lui fallait, c’était une méthode. Une méthode de recherche. Comme il n’avait jamais cherché à retrouver personne auparavant, il prit pour point de départ l’agonie familière que lui infligeait la disparition quotidienne de ses clés, évaporées. Il retournait alors chaque objet de son appartement, soupçonnant des pires conspirations des recoins où il n’était pourtant jamais allé, en découvrant ainsi beaucoup de nouveaux, les retrouvant finalement, le plus souvent dans sa poche, parfois sur la porte, du coté extérieur. Il décidait alors, épuisé, de remettre ses projets à plus tard et de demeurer à l’intérieur pour le moment. Il était le genre d’homme à qui l’expérience n’apprend jamais rien. Ce qu’il savait, il le savait d’instinct ou du fait de ses lectures, mais ce que le monde tentait de lui enseigner par les événements, il l’oubliait toujours. »
Mon avis : Ma première impression à la fin de cette lecture : hm j'adore ce genre de bouquin qui vous laisse entre deux eaux, rêveuse, ébahie par le style, fondant de plaisir par les mots qui se jouent de l'histoire, oui je crois que l'histoire ici semble superflue, d'ailleurs je me suis bien souvent perdue en chemin qu'importe j'avais l'impression d'être un peu comme le personnage Melvin à quoi bon tenter de suivre le fil d'ariane, je me suis laissée emporter par le bonheur de lire, tout simplement... et je me dis oulalala encore une belle tripotée de lecteurs qui vont jubilier de plaisir et une autre qui vont tenter de trouver le pourquoi du comment sans parvenir à trouver le sens du "lâché prise dans la lecture" ....
Après ma deuxième impression je m'en viens à me poser la question :
qu'est qui peut nous influencer pour nous laisser un sentiment de satisfaction à la fin d'une lecture ? est-ce un tout ou un ensemble de petites choses ? je dirai c'est selon le lecteur.
Pour "contretemps" j'ai aimé un ensemble de petites choses mais il manque un morceau du puzzle qui fait que le tout soit parfait pour que je puisse affirmer une totale satisfaction dans le plaisir suprême de cette lecture. Et pourtant, j'ai adoré ... alors si j'en viens à me dire pour moi l'histoire dans le livre est accessoire quand la qualité de l'écriture me ravit à un point que tout le reste n'a aucune importance alors oui j'affirme que ce livre me donne entière satisfaction.
Au contraire si je tiens compte d'un tout pour donner mon sentiment alors non je ne peux pas dire que ma satisfaction soit totale par honnêteté envers les autres lecteurs qui hésitent encore... bien qu'il ne faille pas se laisser influencer, à mon humble avis...car je n'ai pas su apprécier l'histoire tout simplement en elle-même. Mais est-ce que l'histoire est nécessaire ici ou pas ?
Je conclus qu'il y a deux paramètres majeurs pour les lecteurs 1- l'écriture et 2- l'histoire, pour ma part l'écriture l'emporte sur l'histoire... combien de livres j'ai lu, combien de belles histoires intéressantes mais alors l'écriture pffff vide, plate, creuse sans saveur, sans rien ... je préfère de loin une histoire peu appréciée mais dont l'écriture est une explosion de bonheur.
Je peux dire aussi que j'ai aimé ce décalé dans le personnage de Melvin, la façon qu'il aborde les enchaînements des actions, j'ai aimé voyager de Florence à Budapest, ces sociétés secrètes, cette vie dans les Catacombes, bien sûr j'apprécie les romans atypiques et il l'est à mon avis... ce roman me semble construit comme un mille feuilles par ses successions de petits chapitres, on ressent plusieurs niveaux et entre une douceur qui fond en mots et ça j'ai adoré, c'est agréable à lire mais difficile à le croquer en une seule bouchée mais mon dieu que c'est bon bien que légèrement frustrant car on ne sait pas comment apprécier pleinement ce délice entre les mains, on l'aborde dans tous les sens mais par où commencer ?
Inutile question, montez dans la barque et laissez vous voguer, appréciez au fil de l'eau, les mots, les passages surprenants, les situations atypiques, les personnages et ce livre deviendra un voyage au pays inconnu mais oh combien plaisant.
Je pense que chaque livre possède son côté personnel d'approche et de possession, celui-ci est séduisant par son écriture mais il est farouche et joueur, il ne se laisse pas attraper aussi facilement.
Voilà en quoi il est intéressant de le lire car il laisse un sentiment de "frustration" qui nous pousse à trouver la faille qui fait qu'on s'est égaré tout en ressentant une certaine jouissance.
Envie de rebrousser chemin afin de découvrir l'issue qui nous mènera à la salle des trésors... en conséquence, une deuxième lecture s'impose, afin d'apprécier pleinement ce contretemps de ce livre serait-ce là la clé de l'énigme ?
Je conseille tout lecteur de découvrir ce livre car il ne laisse pas indifférent. Evidemment, certains n'y trouveront pas leur compte et abandonneront avant d'avoir franchi la fin mais d'autres poussés par la curiosité et leur avidité de lire autrechose que les classiques, les romans bien construits comme tout à chacun, bâtis sur le même schéma apprécireront cette lecture j'en suis certaine...
Et je remercie les éditions aux forge de vulcain pour ce choix de roman à nous offrir, nous lecteurs à l'affût de livres "hors norme" et de satisfaire notre plaisir.
Extrait : "Puis elle s'était tue et avait regardé son reflet avec plus d'attention. Dans le miroir, on distinguait le ciel bleu sombre dans lequel venait déjà se fondre le soir. A l'horizon, les nuages étaient parsemés d'éclats rouges et verts, échos des feux de circulation . Quelques palmiers ployaient sans regret sous une brise indifférente. Les voitures traversaient la scène inversée trop rapidement pour que l'ont pût les percevoir, mais on pressentait leur existence par les absences temporaires que leur passage imprimait au reste du monde reflété."
Mot de la fin : comment rester indifférent à ce style ? bref passage parmi tant d'autres à découvrir dans ce livre... si ce n'est pas de la poésie ça, qu'est-ce alors ? De la belle écriture tout bonnement... à bon entendeur ... Contretemps vous attend ...
27 septembre 2009
Hôpital souterrain d'HErvé Jaouen
Livre reçu par l'opération swap de vos régions, voici un auteur breton que j'ai découvert et apprécié...
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Résumé : Jersey : symbole de la hantise de Hilter d'un débarquement anglais, terre d'origine des sorcières émigrées à Salem ...
Une petite fille, angeline, a disparu lors d'une visite avec ses parents du fameux hôpital souterrain construit par les prisonniers russes à Jersey pendant la Seconde guerre mondiale. Accident ? enlèvement ? Maléfice ?
Mon avis : je remercie ma swappée de m'avoir offert ce livre, dont la lecture m' a ravie sous un fond de thriller, et psychologique, un voyage sur l'île de JErsey et dans la complexité des relations enfants-parents-couple. L'auteur nous fait naviguer entre enquête sur la disparition et en parallèle le mari remonte dans ses souvenirs pour comprendre le pourquoi du comment du comportement de son épouse c'est alors qu'il fait le rapprochement avec les sorcières et comprend ou croire comprendre bien des choses dont je ne dévoile pas pour laisser le suspence au lecteur.
J'ai apprécié ce roman pour le côté psychologique, ce mari et père qui ne baisse pas les bras pour retrouver sa fille disparue allant jusqu'à l'extrême... le suspence est mais dommage qu'au 3/4 du livre l'auteur nous dévoile de but en blanc où se trouve la fille par contre il se rattrape jusqu'à la dernière phrase ( Impatient ne lisez pas la dernière page !) qu'on comprend : que les craintes du mari étaient fondées.... une belle écriture, un roman bien équilibré j'ai adoré...
une petite visite sur le site de l'auteur par ici
24 septembre 2009
c'est aujourd'hui la sortie officielle
de question de l'être et beauté Féminine de Jérémy Nabati
je lui souhaite un vif succès auprès des lecteurs ...vous trouverez mon avis ici ainsi que le lien vers son site
18 septembre 2009
"les veilleurs" de Vincent MEssage
Vincent message vous fait la lecture
par LEXPRESS
Un livre offert par chez les filles et les éditions du seuil que je remercie pour cette sublime lecture.
Résumé : Un matin, Nexus, un jeune marginal, tue de sang froid, sans raison apparente, trois passants croisés dans une rue de Regson. Amnésique, condamné à perpétuité pour meurtre, Nexus fait la perplexité des psychiatres de la clinique Bentlam où il purge sa peine, et notamment du docteur Traumfreund. L’enquête sur la personnalité de Nexus est relancée lorsque Paulus Rilviero débarque à la clinique. Représentant de la police judiciaire, Rilviero a été chargé par Samuel Drake, le gouverneur de la région, d’enquêter sur un possible complot politique dont Nexus aurait été le bras armé : au nombre des victimes de ce dernier figure en effet Ania Waleska, une jeune sociologue polonaise qui était aussi la maîtresse de Drake : s’agit-il de déstabiliser le gouverneur à la veille d’une campagne électorale ? Nexus affirme avoir agi à la suite de rêves qui l’auraient conduit à découvrir un monde parallèle. Le psychiatre conclut à une pathologie mentale. Traumfreund et Rilviero rendent compte de leurs conclusions au gouverneur Drake. Seul problème : eux- mêmes semblent désormais convaincus de l’existence de cet autre monde
L'auteur Vincent Message est né en 1983 à Paris. Les Veilleurs est son premier roman.
Comme de coutume je ne vais pas mettre un résumé détaillé du livre sinon quel intérêt pour le futur lecteur, mais tout simplement de vous conseiller de vous le procurer afin de plonger dans un monde des plus étonnant entre thriller, étrange,philosophie, l'amnésie, la folie, le voyage en vaut le détour au parfum subtile d'une écriture surprenante, poétique, mystérieuse, épicée et toujours bouleversant d'originalité... qu'on ne peut rester indifférent à ce livre bien même si l'histoire ne vous plait pas, rien que pour le style prenez un ticket...dépaysement assuré
Mon avis : Personnellement j'ai adoré dès les premières phrases ce style si particulier qui m'a époustouflée, envoûtée, bien que l'histoire m'a captivée, interrogée, et grandement intéressée pour ce côté nébuleux onirique, sa construction ne m’a pas séduite autant que le style. L’intérêt était bien présent mais il manquait un quelque chose que je n’ai pas su saisir, parfois je me sentais égarée sans l'être vraiment comme dans un rêve sans doute c'était l'effet escompté.
L’auteur nous emmène vers des pays peu ordinaires (ça j’ai apprécié voir sur son site les différents espaces), où nous côtoyons des personnages pour le peu spéciaux comme Nexus mais qui mérite d'être écouter jusqu'au bout de son rêve afin de démêler ce triple crime et le pourquoi du comment de l'assassin qui repose endormi sur ces victimes.
J'ai également apprécié les décors dans lesquels l'auteur nous invite ce bateau de pierre amarré au coeur de l'Aneph par exemple, puis les escapades dans l'autre monde du rêve, aux confins du désert onirique le Séabra ... tentez le voyage en cliquant sur son site qui vous mènera dans son monde captivant.
Toutefois j’ai ressenti que l’histoire ralentissait, nous emmenant de toute part dans cette deuxième partie très volumineuse alors que la dernière me semble légère. La fin est surprenante et flou… Je garde toutefois un très bon souvenir de cette lecture et j’irai sans hésiter lire les prochains romans de cet auteur.
En résumé : un premier roman prometteur, un auteur qui a mon humble avis fera un long chemin sur lequel nous, lecteurs auront la chance de s'évader aux franges de ses pages, déjà un prix ce qui ne veut sans doute pas dire tout mais donne déjà un premier parfum de réussite. Bravo à Vincent Message on ne peut que l'encourager à continuer afin de nous livrer des petits bijoux même si ce n'est pas la perfection d'après les critiques ici et là, qu'importe......... le plaisir de le lire est bien réel et mieux....... qu'un livre dit parfait mais sans éclat ......
Un article sur ce roman: culture café
04 septembre 2009
Babelio
Mes livres sur Babelio.com
28 août 2009
Sans un mot de Harlan COBEN
Sans un mot de Harlan COBEN
Livre offert depuis un petit bout de temps j'ai pris ce sacré temps pour le lire pendant mes vacances j'aurai bien dû le lire avant car je l'ai dévoré en deux jours.

Quatrième de couverture: Jusqu'à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, Mike et Tia se décident à installer un logiciel de contrôle. Un jour, un e-mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot... C'est alors que tout bascule. Sur un rythme d'enfer, Harlan Coben nous entraîne dans un thriller plus électrisant que jamais. Pièges du web, délinquance virtuelle, tueur psychopathe, le maître de nos nuits blanches se joue de nos angoisses avec une délectation machiavélique.
Mon avis : j'ai apprécié ce roman pour sa facilité à le lire, ce suspense qui nous tient par les pages, c'est un roman cool pour les vacances, pas de réelles frayeurs, je m'attendais à plus de palpitations... un thriller modéré mais intéressant quant aux réflexions sur les relations parents-enfants- les dangers du net - le monde des Ados cette bulle dans laquelle nous, parents nous sommes bien réticents d'y pénétrer sans offenser ni piétiner sur leur vies privées mais quand il s'agit de leur vie de leur sécurité on devrait se poser moins de questions et foncer. la prévention n'est pas toujours suffisante pour les protéger dans cette jungle dans laquelle nous vivons actuellement.
j'ai préféré de loin "ne le dis à personne" en film puisque je n'ai pa slu le livre maintenant peut-on comparer un film à un livre ? les frissons étaient garantis jusqu'à la dernière seconde ...
en résumé, un bon bouquin et un auteur avec un style agréable bien que parfois trop haché mais vers lequel je me tournerai toutefois, on m'a conseillé "dans les bois" à voir ...




